Vous savez, quand on se retrouve face au silence, on pense devenir fou. On est assailli d'images insupportables, des souvenirs pénibles du dernier souffle, de l'horreur de toute la situation. On veut crier, se réveiller du cauchemar. On croit se noyer dans ses propres larmes.
Et puis tout à coup, une pensée, une émotion, un frisson nous rappelle qu'il est tout de même là, à nous aimer, à prendre soin de nous malgré les apparences et l'intangibilité. Une petite branche pour s'accrocher dans une mer de larmes. C'est à peine assez pour faire le plein d'air avant de retomber dans la tempête. Était-ce vraiment lui?
Puis un soir, sans qu'on s'en doute, il nous envoie une bouée. Une vraie. Plus de doute, Vincent est tout près de nous.
Merci mon Vincent d'amour.... je n'ai pas rêvé, c'était bien toi.
Cette photo a été prise de la fenêtre de la chambre de Vincent le 5 janvier 2008. Il y avait des glaçons partout autour de la maison cette journée là. Tous, sans exception, étaient parfaitement verticaux, sauf ces 2 glaçons. Nous avons lu "V"incent.